6 films, tous les vendredis de février à 20.45. Une journée spéciale le vendredi  3 février. Retrouvez la programmation sur TCM Cinéma Replay.

Depuis leur entrée fracassante sur la scène du cinéma américain indépendant des années 80-90, au même titre que des réalisateurs comme Sam Raimi, David Lynch ou Quentin Tarantino, les frères Coen sont aujourd’hui considérés comme des auteurs majeurs. Mais qu’est-ce qui justifie leur succès ? Comment les frères Coen ont-ils réussi à créer un monde à part et un style unique, reconnaissable entre tous, en l’espace de quelques films ? De Blood Simple à Inside Llewyn Davis, TCM Cinéma vous propose une plongée dans l’univers fou fou fou des deux frangins les plus allumés du cinéma américain !

 

Blood Simple, leur premier film remarquable, lance la marque de fabrique des deux frères et signe le début d’une série de collaborations au long cours : première B.O. de Carter Burwell, qui deviendra par la suite leur grand compositeur attitré ; premier rôle au cinéma de Frances McCormand, future Mrs Joel Coen à la ville, et l’une de leurs actrices récurrentes ; premier travail majeur d’un jeune chef opérateur, Barry Sonnenfeld, futur réalisateur à succès de La Famille Addams et Men In Black... Palme d’Or à Cannes, Barton Fink marque un tournant dans l’évolution du cinéma des frères Coen, qui devient plus complexe et plus personnel. Synthèse parfaite de leur univers, film “meta”, film de cinéma qui parle de cinéma, Barton Fink permet aux deux frères d’évoquer leurs propres racines à travers la judéité des moguls d’Hollywood et leurs souvenirs d’enfance. En écrivant un scénario sur le Writer’s block de leur personnage-titre, ils exorcisent au passage la terrible angoisse de la page blanche qui marqua le développement de leur premier long...

 

Que de chemin parcouru depuis leurs premières expériences avec une caméra !

40 ans avant Michel Gondry, les deux frangins commencent leur carrière en “suédant” les films qu’ils dévorent à la télé, c’est à dire en fabriquant eux-mêmes leurs propres remakes fauchés, armés d’une petite caméra Super 8 et beaucoup d’huile de coude. Ce sens de la débrouillardise, les Coen le partagent avec Sam Raimi, réalisateur d’Evil Dead et Spider-Man, un vieux complice des deux frangins qui portera à l’écran leur deuxième scénario, Mort sur le grill. Cet art du bidouillage, de la débrouille, cet amour du travail bien fait, on le retrouve jusque dans O Brother, une relecture de L’Odyssée version sudiste absolument délirante qui n’en finira plus d’influencer les cinéastes du début du 21e siècle.

 

Depuis la fin des années 2000, les frères Coen alternent les films plus légers et les oeuvres dramatiques. Plébiscité par la critique et le public, Inside Llewyn Davis, l’ode des deux frères à la scène folk du Greenwich Village des années 60, frappe par sa mélancolie et son amertume. Suzanne Vega s’est même publiquement émue de la tristesse qui émane de l’ensemble, en contradiction avec ses propres souvenirs. C’est oublier qu’un film des frères Coen, même s’il semble coller à la réalité, n’est qu’une vue de l’esprit. Une vue de LEUR esprit. Au fil de leur carrière, les deux frères ont développé un univers très personnel, reconnaissable entre tous. Un monde peuplé de flics maladroits, de gangsters grotesques, mais pas seulement. On y trouve aussi beaucoup de poésie, un souffle épique naturel, une grande sensibilité, et des personnages à fleur de peau comme ce professeur de physique qui perd la foi dans A Simple Man, un de leurs films le plus “adulte”.

 

Impossible de conclure ce bref aperçu sans mentionner Fargo, peut-être le long-métrage des frères Coen le plus apprécié du public américain. Devenu culte avec le temps, le film a fait tout récemment l’objet d’un remake/prolongement remarquable sous la forme d’une série télé à succès sur la chaîne FX. Dans le même ordre d’idée, Fargo est aussi la source d’inspiration de Kumiko, The Treasure Hunter, un long métrage de fiction sorti en 2014, d’après une légende urbaine selon laquelle une jeune japonaise serait morte de froid dans le Minnesota, persuadée que le trésor enterré sous le neige de Fargo existe réellement. Du nord de l’Amérique à l’Asie, l’univers des frères Coen n’en finit plus de nourrir l’imaginaire collectif. Même un cinéaste aussi éloigné d’eux que Zhang Yimou a récemment signé un remake/relecture de Blood Simple sous la forme d’une comédie dont le titre pourrait se traduire littéralement par “Une simple affaire de nouilles” !

 

 

“QUI FAIT QUOI ?”

N’étant jamais aussi bien servi que par soi-même, les frères Coen ont compris qu’il fallait s’assurer un contrôle créatif de A à Z sur leurs propres films. D’où leur interchangeabilité. Jusqu’au remake du Tueurs de dames, les deux frangins étaient d’ailleurs crédités indistinctement. Pour simplifier, disons que Joel est plutôt réalisateur, Ethan producteur et les deux écrivent ensemble leurs scénarios. Quant à ce mystérieux “Roderick Jaynes”, leur monteur attitré, ne cherchez pas : c’est le pseudonyme qu’ils utilisent en commun pour s’assurer, une fois de plus, que le rythme du film correspond exactement à leurs attentes.

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