En janvier, dès minuit , 11 films. Retrouvez la programmation sur TCM Replay.

 

John Wayne, Raoul Walsh, Ray Milland, Nicholas Ray, Joan Crawford… De grands noms du cinéma américain très éloignés de la série B… Pourtant, tous sont passés un jour par la case “Poverty Row”, ce Hollywood parallèle dont Republic Pictures aura été le fier étendard. Budgets réduits mais trésors d’imagination, gros plan sur un studio qui mérite bien mieux que sa mauvaise réputation !   

 

En 1935, Republic voit le jour avec la fusion/acquisition par Herbert J. Yates de plusieurs studios de cinéma opérant jusqu’alors sous plusieurs bannières, dont les célèbres Monogram Pictures, spécialisés dans le serial héroïque… Yates profitent des dettes dues à son laboratoire par ces différents studios pour les regrouper sous le nom de Republic Pictures. La jeune compagnie se spécialise très vite dans le Western et se lancera quelques années plus tard dans des productions flamboyantes : citons Johnny Guitar, l’étonnant western féministe de Nicholas Ray et son TruColor somptueux illustrant le drame passionnel entre Joan Crawford et Mercedes McCambridge, ou encore le moins connu Guet-Apens chez les Sioux qui utilise le même procédé. Dans le même registre atypique que Johnny Guitare, on remarquera également La Horde Sauvage, avec Barbara Stanwyck, qui n’a bien sûr rien à voir avec le titre français homonyme du Wild Bunch de Peckinpah, puisqu’il est ici question des frasques d’une pro de la gâchette chef de gang aux prises avec un détective infiltré...

 

Republic se lance également dans des genres différents comme le film autobiographique (le réalisateur William Dieterle livre un biopic sur la vie de Wagner, Feu Magique), le film d’action et d’aventure avec Lisbonne, deuxième réalisation de l’acteur Ray Milland, sans oublier bien évidemment le film de guerre. Iwo Jima retrace l’histoire vraie d’une bataille sanglante pour le contrôle d’une île du Pacifique dont le point d’orgue, la levée du drapeau américain par quatre soldats, sera immortalisé par le célèbre photographe Joe Rosenthal.

 

Pour incarner le sergent Stryker, Republic fait appel à son acteur fétiche, celui qui restera 17 ans sous contrat chez eux, héros de nombreux westerns et objet d’un culte depuis toujours : John Wayne. Face à la caméra de Raoul Walsh (L’Escadron Noir), dans le rôle d’un marin sur la trace d’un trésor enfoui (Le Réveil de la sorcière rouge) ou en duo comique avec Oliver Hardy qui délaisse son comparse Stan Laurel le temps d’apparaître aux côtés du Duke dans Le Bagarreur du Kentucky, John Wayne est l’incarnation idéale du héros américain : cow-boy au grand coeur, idéaliste, patriote, toujours prêt à faire parler la poudre mais pour la bonne cause. Ses collaborations avec John Ford font référence et deux d’entre elles sont à mettre au compte de Republic, qui en profite pour réviser ses budgets à la hausse. Le légendaire Rio Grande, qui pourtant, au départ, n’est qu’une concession financière accordée à Herbert Yates par Ford pour financer un projet plus risqué mais qui lui tient plus à coeur : L’Homme Tranquille, avec le duo de Rio Grande, John Wayne et Maureen O’Hara. Un film dont rêvait Ford, retour aux sources sur la terre de ses ancêtres, l’Irlande, et qui finira par devenir réalité grâce aux bonnes âmes de Republic.

 

 

“Un film n’est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l’ont très bien compris.”

  • Bertrand Tavernier

 

Pour parrainer cette programmation exceptionnelle, TCM Cinéma s’est tourné tout naturellement vers le réalisateur de Coup de Torchon et Autour de Minuit. Auteur de la bible “50 ans de cinéma américain”, cet amoureux inconditionnel d’Hollywood aura été l’un des premiers en France à se pencher sur des cinéastes moins connus comme Budd Boetticher ou Elmer Daves pour Les Cahiers du Cinéma ou Positif. Aujourd’hui encore, il continue de raconter avec passion la face cachée d’Hollywood à travers son DVD Blog consacré aux pépites méconnues du cinéma. Sa mémoire encyclopédique et sa grande connaissance du cinéma américain sous toutes ses formes font de Bertrand Tavernier le narrateur idéal de la success story de Republic Pictures.

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